mardi 5 avril 2011

Prends ma lanterne car j'ai perdu ma flamme , mon amour est parti, il a jeté mon âme à bouffer au néant, me laissant le coeur vide. Il a fait des fertiles, des averses, l'aride. L'horreur du monde n'est rien en comparaison à ceux que l'amour fait. Il avait les yeux noirs desquels on voit du bleu, qu'on prend pour l'océan, dans lesquels on voit Dieu. Qui font toucher du bout des doigts les horizons. Mais à la fin, on fini toujours seul au milieu des vagues de sanglots et du sel dans la gorge, et du sel sur la plaie de ce coeur tatoué à son nom, celui que l'on crie au fond des verres de vin. Regarde-moi, j'ai le coeur qui renverse, la mémoire de ses yeux qui me colle à la peau. Et dans mes nuits les plus sombres, je cherche une magie noire pour délivrer mon corps du sort qu'on m'a jeté. Que je meure à l'instant si l'envie me reprend de remettre ma tête dans la gueule du serpent, de me laisser encore crucifier le coeur. J'en peux plus de ces jeux qui nous tuent. J'en ai marre de ce coeur, mon Dieu, qui ne bat plus, et qui toujours s'incline devant eux, eux qui nous mènent à la cime, qui nous traînent à la tombe.

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